Obtenir un PVT Japon, c’est l’assurance de se lancer dans une très belle aventure. A la découverte d’un pays mythique, qui fascine de nombreux Français pour de bonnes et de mauvaises raisons ; à la découverte d’une culture radicalement différente, où l’exotisme, l’altérité, l’ailleurs, et le dépaysement, sont constamment présents. A la rencontre des êtres humains les plus gentils, les plus polis, les plus affables de la planète.

[Lire les articles sur le Japon de mon blog voyage]

Mais, comme toutes les aventures dignes de ce mot (trop souvent galvaudé), c’est aussi l’assurance de vivre un voyage parfois difficile, où le syndrome « Lost In Translation » sera souvent présent. Car les Japonais peuvent être de véritables tortionnaires dans le monde du travail, où la hiérarchie, le respect des ainés, la soumission, le mépris ou la méfiance envers les étrangers, peuvent être écrasants pour le moral d’un Français peu habitué à de telles conditions.

PVT japon

Fushimi Inari Taisha, par Juan Salmoral (Flickr CC)

Comment obtenir le PVT Japon ?

L’obtention du PVT Japon est assez simple pour les Français. Si vous remplissez les trois critères suivants, vous êtes quasiment assurés de l’obtenir !

Les 3 critères d’admissibilité au PVT Japon

1. Avoir entre 18 et 30 ans au moment de la demande de PVT
2. Être Français ou Canadien (les Belges et les Suisses n’ont pas encore accès au PVT Japon)
3. Avoir au minimum 3100 € sur son compte bancaire au moment de la demande de visa (preuve de fonds demandée) ET un billet aller-retour (ou un solde bancaire supérieur à 4000 €)

Sachez également qu’il existe un quota d’admission … Mais le nombre de demandes est si peu élevé que tous ceux qui répondent aux trois critères d’admissibilité sont quasiment sûrs d’obtenir le PVT ! Le quota de 1500 places n’a encore jamais été atteint depuis sa création, en 1999.

Après l’obtention de votre PVT Japon, vous aurez 12 mois pour entrer sur le territoire nippon. Même si vous avez 31 ans !

PVT Japon : quelle assurance choisir ?

Quelle assurance choisir pour votre PVT au Japon ? Les choix sont nombreux et la tentation peut être grande de partir au Japon sans assurance – puisque l’obtention de celle-ci n’est plus un prérequis obligatoire.

N’importe quelle personne sensée vous dira cependant que c’est une très, très, très mauvaise idée. Vous aurez peut-être l’impression d’économiser de l’argent ; mais je vous garantis qu’en cas de pépin, vous regretterez cette radinerie toute votre vie. A titre d’exemple, si vous vous cassez une jambe en faisant du ski au Japon, vous devrez payer plusieurs milliers d’euros de votre poche …

La meilleure assurance PVT Japon est, selon moi, celle que propose AVI spécialement pour tous ceux qui font une demande de visa Working Holiday (Assurance voyage Working Holiday PVT, à partir de 32 € / mois). Et ce, pour six raisons bien précises :

1. Le prix
2. Le tableau des garanties proposées sans franchise est le plus complet de toutes les assurances
3. Aucune avance d’argent nécessaire
4. Une couverture allant jusqu’à 4 semaines si vous quittez le Japon, pour faire du tourisme en Asie par exemple
5. Les activités professionnelles sont couvertes, à la différence des assurances voyage classiques
6. La possibilité d’avoir une option Sports & Loisirs pour 5 € par mois, si vous travailler en station de ski ou en station balnéaire (voir plus bas)

Daisetsuzan

Vue sur le parc national Daisetsuzan. Travailler dans une station de ski au Japon est l’une des options les plus courantes.

Comment trouver du travail au Japon avec un PVT ?

Quelques conseils pour trouver du travail au Japon en PVT

Il est indispensable de savoir parler un minimum le japonais avant de partir ! Si vous avez au moins un niveau N2, alors il vous sera assez facile de trouver un travail au Japon … Non qualifié.

Les sites bien connus où chercher un travail au Japon :

Gaijin Pot (la référence)
Daijob
Craigslist
Jobs in Japan
Career Cross
Yolo Japan
Metropolis
Kansai Finder
Tokyo Employment service center for foreigners

Pour tous ceux qui voudraient travailler dans une station de ski ou dans une station balnéaire au Japon, je vous conseille d’aller faire un tour ici sur Boobooski

Trouver un emploi au Japon sans parler japonais

Si vous ne parlez pas japonais, je vous conseille d’opter pour la stratégie suivante :

– Commencez directement votre PVT par un séjour en Woofing, en Workaway ou en HelpX
– Apprenez par cœur l’intégralité d’un guide de conversation (j’ai celui du Lonely Planet, qui est très bien fait)
– Essayez de communiquer avec vos hôtes en japonais le maximum de fois possible
– Une fois que vous avez réussi à maitriser les bases, partez vous installer quelque part où le coût de la vie n’est pas trop cher (Fukuoka, Nagano, Nagoya, Hakodate) et commencez l’apprentissage du japonais en combinant une méthode de langue ET des cours de japonais
– Cherchez en même temps un emploi dans ces villes

Autre stratégie possible si vous avez un capital de départ assez élevé (et que vous avez la personnalité / les compétences pédagogiques adéquates) :

– Installez-vous à Tokyo
– Proposez des cours de français (durant lesquels vous servirez de partenaire de conversation à des Japonais souhaitant apprendre la langue de Rimbaud)
– Inscrivez-vous en parallèle à une école de langue, à des cours particuliers, à des classes de conversation (oui, les trois à la fois), le tout en potassant une méthode de langue de type Assimil ou Babbel
– Cherchez en parallèle un emploi

C’est la stratégie qu’a utilisé Aala, du blog Un Gaijin au Japon, avec le succès qu’on lui connaît. Mais, une fois encore, réussir à tenir le rythme et garder toute son opiniâtreté, n’est pas donné à n’importe qui.

Japon : obtenir un visa longue durée ?

ATTENTION : le PVT Japon n’est PAS un permis de travail. Certes, vous pouvez occuper n’importe quel poste qui vous serait proposé (à l’exception du travail dans les bars et boîtes de nuit), mais la philosophie de ce PVT est avant tout de vous permettre de voyager au Japon pendant une longue durée. Travailler au Japon doit être un moyen de financer votre voyage ; il ne doit pas être votre objectif principal.

Cependant, si votre projet est de vous installer au Japon en obtenant un visa de travail après le PVT, sachez que c’est possible … Mais bien plus compliqué qu’au Canada ou qu’en Australie. Pour obtenir un tel sésame, il vous faudra élaborer une stratégie avant de partir pour votre PVT, en gardant en tête les points suivants :

1. Obtenir le Certificate of Eligibility (CEO) n’est pas obligatoire si vous êtes déjà sur le sol nippon, mais augmente fortement vos chances d’obtenir un visa de travail. Cependant, nombreux sont les employeurs qui refuseront de vous sponsoriser car, pour eux, ce n’est pas un acte anodin.

2. Lors de votre PVT, vous devrez trouver une entreprise bien établie, à laquelle vous apportez des compétences rares au Japon. Les PME ou les écoles de langues seront de très mauvais sponsors : mieux vaut ne pas compter sur elles.

Pour plus d’informations sur le visa de travail après le PVT Japon, lisez cet article, d’où je tire l’essentiel des informations de ce paragraphe.

Catégories : BlogJapon

Chris

Journaliste indépendant

3 commentaires

Un Gaijin au Japon · 19 juillet 2018 à 22 h 01 min

Alors tu viens en PVT au Japon?

    Chris · 20 juillet 2018 à 0 h 36 min

    J’ai fait la demande 🙂 surtout pour y voyager longtemps et apprendre les bases du japonais d’ailleurs, plus que pour y travailler. Après, je ne voyage plus seul et ma meilleure moitié est plus difficile à convaincre …

Japon : les 7 meilleures stations de ski d’Hokkaido | Blog du Voyage · 2 août 2018 à 4 h 16 min

[…] en cas d’accident (contrairement à celle que je recommande dans mon article précédent sur le PVT Japon) mais, après avoir goûté à l’une des meilleures poudreuses du monde, je ne peux pas […]

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