Il y a sept ans jour pour jour, je partais pour un tour du monde qui devait durer … sept ans.

C’était le vendredi 13 mai 2011 ; j’embarquais pour un vol à destination de Buenos Aires, un aller-simple en poche et 20 kg sur le dos. La maison dans un sac en toile ; une vie quotidienne, des amours et des amies laissées derrière moi, par défi – par envie, aussi. Brûler ses voiles pour continuer à bouger, vivant, sans un regard en arrière. Revenir un jour, par l’autre côté d’un monde traversé d’ouest en est.

valparaiso

A Valparaiso, en Aout 2011

Partir en tour du monde : l’itinéraire de mon voyage de 7 ans

Je voulais passer un an en Amérique Latine, un an en Amérique du Nord ; prendre un bateau à Panama pour traverser le Pacifique, arriver en Asie pour y rester 18 mois. Passer beaucoup de temps en Asie du Sud-Est, d’où viennent les racines que j’ai toujours rejeté, puis rejoindre le continent Africain par la route. En traversant d’abord les pays en -Stan ; arriver en Turquie, traverser l’Egypte et puis, du Caire, aller en Afrique du Sud, remonter jusqu’au Maroc, traverser la Méditerranée, puis faire le tour des pays européens avant de revenir en France le 13 mai 2018, sept ans après avoir largué les amarres.

C’est aujourd’hui. Et je n’ai pas fait tout ça : mon voyage s’est arrêté en Amérique Latine et, oui, je trimballe un gros regret – mais probablement pas pour les raisons que vous pourriez imaginer.

Un seul gros regret

Cher lecteur, sache que je ne regrette pas d’être rentré en France en Juillet 2012. A ce moment-là, je n’avais pas le choix : il me fallait revenir, car j’avais un problème de santé nécessitant une hospitalisation (un problème aux genoux qui m’empêchait de marcher) et puis, dans la foulée, j’ai eu l’occasion de travailler pour le journal Le Monde pendant une année. J’étais parti en voyage pour inventer une nouvelle façon de faire du journalisme, en vendant mes reportages directement à mes lecteurs sans passer par la presse traditionnelle ; ça marchait mais, quand même, travailler pour Ze Monde, c’est un truc dont rêvent tous les journalistes. Alors, je m’y suis lancé, et je me suis fracassé en mille morceaux. Je suis entré dans une très, très longue dépression entre 2013 et 2017, complètement déboussolé, faisant progressivement le deuil d’un métier que je rêvais depuis toujours d’exercer mais dont on m’avait dégoûté. Abandonnant mon blog de voyage, en le tuant à petit feu, à petits coups de désamour et de trahisons.

Avoir participé au Monde Académie est le seul regret que j’ai sur ces sept dernières années. Lorsque ça s’est terminé, en Juillet 2013, j’aurais pu repartir continuer mon tour du monde. Mais, j’ai choisi de ne pas le faire. D’abord parce que j’avais le sentiment qu’il s’agirait d’une fuite en avant où je me fracasserais encore plus violemment ; et puis, surtout, parce que pour la première fois de ma vie, j’avais quelqu’un qui m’attendait quelque part, et auprès de qui j’avais envie de revenir construire quelque chose.

C’est cette fille qui m’a sauvé.

Falaises Anse au Griffon

Lena qui se balade sous les falaises noires de Gaspésie, près de l’Anse au Griffon (Quebec)

Voyager pendant six autres années VS les petits bonheurs de la vie quotidienne : un choix à faire ?

La rencontrer ne m’a pas empêché de voyager ; parfois seul, souvent avec elle. Je me rends compte, en faisant le bilan de ces dernières années, que j’ai voyagé 3 ans et demi entre mai 2011 et mai 2018 – la moitié de ce que je prévoyais de faire, en somme. Mais ce n’est pas au nombre d’années en mouvement, ni au nombre de pays traversés, qu’on peut mesurer la chance extraordinaire que j’ai eu ; et le bonheur qui était le mien. Oui, j’avais de très nombreuses insomnies, à me demander ce que j’allais faire de ma vie ; oui, j’avais de grands moments d’abattement à me dire que je n’arriverais jamais à obtenir un CDI dans une rédaction ; oui, mes revenus faisaient (et font toujours) des montagnes russes ; oui, je me sentais mourir à petit feu à l’idée de ne jamais réussir à être le journaliste que je rêvais d’être.

Mais les petits et grands bonheurs de la vie quotidienne étaient beaucoup, beaucoup plus nombreux que ces moments noirs. Le sentiment d’avoir un chez-soi pour la première fois de ma vie ; une base à très long terme, dans les Batignolles, d’où je pouvais partir en vadrouille. La joie des petites routines – manger un cordon bleu en regardant une série TV, passer du temps dans les cafés parisiens à lire, écrire et bloguer ; approfondir ses amitiés, en découvrir de nouvelles, sympathiser avec les gens du quartier et avoir le sentiment de vivre dans un petit village au cœur de Paris ; devenir le parrain du gosse de NowMadNow ; voyager trois mois en Indonésie, trois autres mois aux EAU et à Oman et en Turquie ; passer du temps dans des lieux magiques comme La Recyclerie ; bruncher, accueillir des amis chez soi, cuisiner, flâner dans les librairies, s’improviser un apéro saucisson / vin / Comté n’importe quel soir de la semaine ; vivre une année en Amérique du Nord, partir en roadtrip et revenir au Québec garder un chat au bord d’un lac des Laurentides ; explorer tous les recoins du Finistère et connaître l’extase en découvrant des endroits comme Le Chenal à Porspoder ; boire une noisette chez Cozette ; rencontrer d’autres blogueurs voyage, et construire de belles et riches amitiés ; se découvrir une passion pour les plantes et le jardinage, et pour le bricolage ; découvrir l’Italie, Madère, l’Espagne, le Maroc, la Tunisie, le Japon, la Suède, la Belgique ; profiter du temps qui passe, à ne rien faire, à s’offrir de petits plaisirs de rien, de tout ; vivre la joie de faire le bonheur des autres, et se sentir aimé.

Arrêtez de nous faire croire que voyager est le summum du bonheur

Voilà où je voulais en venir avec cet article : arrêtez, par pitié, de nous vendre le voyage comme étant le summum du bonheur. Arrêtez de nous faire croire qu’il faut toujours être en mouvement ; qu’il faut à tout prix se vendre comme un explorateur aventurier, pour être quelqu’un de vivant, d’intéressant. La vie, la vraie, pour moi, celle qui est faite de rires, de plaisirs simples et durables, se trouve aux Batignolles, dans une maison de Buenos Aires, ou près d’un étang corrézien au bord duquel on plantera le drapeau du Pêchistan. On y vient, on y va, on y revient – le bonheur est multiforme et ne connaît aucune hiérarchie entre une plage paradisiaque du bout du monde et le fond de son canapé (coucou Raton).

En partant pour un tour du monde de sept ans, j’imaginais vivre une vie d’aventure, épique et hors-du-commun, une vie avec un grand V, à grande vitesse et riche en émerveillements. En choisissant d’opter pour des aller-retours entre mon QG des Batignolles et le reste du monde, j’ai vécu dans le confort et le bonheur des plaisirs simples ; préférant construire une relation aux fondations très solides, plutôt que d’enchaîner des rencontres où l’on se demande souvent s’il vaut mieux avancer, rester, ou embarquer l’autre avec soi. Mon seul regret aura été de participer au Monde Académie ; mais sans ça, je n’aurais jamais rencontré ma compagne, la seule qui sait apprécier mes blagues pourries, la seule à rêver dans la même direction. La vie comme je l’aime est dans ce genre de paradoxe, et non pas dans un cliché d’aventure au bout du monde.

Deux lectures que je vous recommande pour en apprendre davantage sur ma vision du bonheur, et de la vie rêvée :

Chez soi (Mona CHOLLET)
Accélération (Hartmut ROSA)

Catégories : BlogRécits

Chris

Journaliste indépendant

33 commentaires

Cedric · 15 mai 2018 à 9 h 05 min

Bon, je ne commente jamais (ou presque) sur les blogs mais quand je lis qu’il ne faut pas vendre le voyage du rêve assuré, je ne peux pas m’empêcher de réagir : tu as dix, cent, mille fois raison.

Merci pour ce billet pragmatique et longue vie à vous deux !

    Chris · 15 mai 2018 à 9 h 18 min

    Merci Cédric, j’ai lu ton article sur le pechistan en pleine rédaction de celui-ci, ça m’a beaucoup inspiré 🙂

Cam · 15 mai 2018 à 9 h 47 min

Ton article me fait réaliser à quel point tu as raison. Ayant moi-même constamment la soif de partir, d’aventurer et de découvrir, je réalise qu’il est important de bâtir une vie avec nos ami(e)s et amours pour vivre le bonheur chaque jour. Merci pour cette découverte, je vais assurément suivre de près tes prochains articles 😉 Et surtout ne t’inquiète pas, tu vas trouver ta voie!
Longue vie!

Camille,
QC

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 11 min

    Merci Camille ! J’ai réalisé ça assez tardivement, et je suis très ému de voir que ça parle à autant de monde … A tantôt alors !

Ali · 15 mai 2018 à 9 h 56 min

Un très bel article honnête et sincère. Le départ de notre tour du monde (mon copain et moi est prévu pour février 2019, et j’ai autant hâte de partir à l’aventure (vraiment très très très hâte), que de revenir, retrouver ma famille, commencer des études qui ont du sens pour moi, et construire petit à petit, notre vie à deux. Une looooongue aventure.

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 13 min

    Ah comme je comprends 🙂 ! L’aventure à deux est peut-être la plus banale qui soit, mais la plus belle de toutes à mes yeux de marshmallow. Bon voyage à vous deux !

Mila · 15 mai 2018 à 10 h 03 min

Quel bel article ! Je suis tellement d’accord avec toi. Voyager, c’est un choix, une passion, mais ce n’est pas quelque chose qui rend obligatoirement les gens heureux ! J’en ai d’ailleurs fait les frais, car en rentrant de la Nouvelle-Zélande, j’etais vidée. Si le voyage est une fuite, la réalité nous rattrape toujours peu importe où nous sommes. C’est d’ailleurs de là que vient ce « syndrome de dépression post tour du monde » j’imagine…

Aujourd’hui, je suis heureuse en voyage parce que je suis heureuse, parce que je le fais avec Denni, parce que c’est chouette. Si demain, il me dit : « viens on rentre et on s’installe », je serai quand même très contente !

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 15 min

    Je crois qu’on a tous les deux la même chance : celle d’avoir trouvé quelqu’un avec qui partager à la fois la route (courte ou longue) et le quotidien (de la route ou du chez soi) ! Et surtout : quelqu’un qui nous supporte au long cours – pas simple d’être 25h/24 avec quelqu’un 😉

Arzu · 15 mai 2018 à 13 h 15 min

Je viens de tomber sur ton article sur Twitter et j’étais un peu dubitative par le titre mais tu m’as fait réfléchir et je suis tellement d’accord avec toi !

Perso, j’adore voyager et surtout en Italie… mais ce que je préfère c’est avoir une base en Italie et voyager tout au long de l’année par périodes plus ou moins courtes.

Ton article soulève un réel problème de l’image du voyage et tu en as tellement bien parlé !

En tous les cas, je suis bien contente d’avoir cliqué sur ton article et je vais continuer à te suivre à présent

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 16 min

    Merci ! A vrai dire je n’ai pas trop réfléchi en écrivant le titre et cet article, peut-être devrais-je modifier :). Dans tous les cas je suis comme toi: une base à partir de laquelle rayonner, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux

Antoine · 15 mai 2018 à 19 h 23 min

Le chemin est le but… et tu l’expliques très bien.
Merci !

Roobens · 16 mai 2018 à 3 h 29 min

Très vrai. Voyager non stop pendant longtemps est fatiguant et ne rend pas forcément heureux : on est loin de la famille, des amis, plus de repères du quotidien. Effectivement beaucoup vendent le voyage comme la clé du bonheur mais ce n’est pas toujours le cas, et surtout voyager n’est pas fait pour tout le monde.

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 20 min

    Oui, mais ce n’est pas toujours facile de le réaliser ou de dire aux autres : « quoi ? Voyager ? Non, désolé, ce n’est pas pour moi, j’aime pas » sans passer pour un casanier ronflant et ennuyeux. A l’inverse, j’ai énormément de mal à convaincre une amie qui est comme ça, que je n’ai aucun jugement négatif sur son choix de vie (de toujours rester au même endroit) : elle a l’impression que je n’accorde de valeur qu’aux gens qui voyagent …

Gauducheau Benjamin · 16 mai 2018 à 4 h 45 min

C’est plein de sagesse tout ça ! Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis. Finalement, le voyage est moins dans le mouvement que dans le regard qu’on porte sur les choses. Une bise. Ben

    Chris · 16 mai 2018 à 5 h 20 min

    Merci Ben, j’espère que tu vas bien :). La bise aussi

Tiphanya · 16 mai 2018 à 8 h 29 min

Je suis arrivée ici par cette phrase partagée sur les RS : « arrêtez, par pitié, de nous vendre le voyage comme étant le summum du bonheur. »
Je partage tellement ton avis. On tente à tout prix de nous dire que le voyage est la seule façon de réussir sa vie, être indépendant, libre, voyageur… Et je trouve ça tellement blessant pour ceux qui mettent leu force et leur énergie à se construire une vie à leur image, sans aller au bout du monde. Je trouve ça frustrant pour ceux qui tentent une vie de voyage, ne l’apprécient pas et ont l’impression que c’est eux qui ont mal fait. Alors oui, il y a des personnes pour qui le voyage fait parti du bonheur, mais il n’est qu’un élément parmi d’autres, même pour ces personnes là !

    Chris · 17 mai 2018 à 6 h 16 min

    Oui, il n’y a rien de pire que le sentiment de culpabilisation qui naît de ça – et je l’ai ressenti chez beaucoup de personnes que j’ai pu rencontrer, avec qui je discutais de mes nombreux voyages. Ils avaient toujours l’air de s’excuser lorsqu’ils disaient : « je n’ai pas beaucoup voyagé … » et ça m’horrifiait, qu’ils puissent avoir un sentiment d’infériorité à cause de ça.

brigitte alberto · 16 mai 2018 à 15 h 18 min

Ok, c’est honnête, mais c’est ton expérience et elle ne vaut que pour toi. Cependant, tu veux nous faire croire que la plus belle des expériences, c’est de rencontrer son alter égo…soit, on veut bien le penser. Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas cette opportunité ? Ton expérience est la tienne, et rien de plus. On peut vivre intensément en voyage comme en restant chez soit. On peut crever sans jamais être satisfait. C’est souvent le cas. Alors…que faire ? quel exemple suivre, quelle conviction adopter ? Aucune. Nous ne sommes rien que ce qu’on imagine être, nous ne vivons rien que ce que notre honnêteté nous accorde. Je hais les convictions comme les doutes. Poussière, voilà ce que nous sommes.

    Chris · 17 mai 2018 à 6 h 11 min

    Mais où ai-je écrit le contraire 😀 ? Je fais justement très attention à dire que cet article n’est que le reflet de mon propre bonheur – la dernière phrase commence par « La vie comme je l’aime » et non pas « la vie comme elle devrait être ». Oh, et à mes yeux, la plus belle des expériences n’est pas de rencontrer son alter ego mais, justement, d’arriver à trouver l’équilibre entre les moments intenses (roadtrip, partir un an en Amérique du Nord, partir un an en Amérique latine …) et les moments ronflants. Et il ne s’agit pas de convictions, mais d’un retour d’expérience – celui de 7 ans où j’ai vécu à la fois dans le bonheur et dans la dépression.

suzanne · 17 mai 2018 à 3 h 31 min

Pareil, merci pour ce billet qui reflète complètement ma vision des choses. Il m’a fallu partir plusieurs fois quelques mois en Asie du Sud-Est (;-)) avec mon sac à dos pour me rendre à l’évidence: on s’emporte partout avec soi (et donc ses problèmes) et le voyage sans but (comme par exemple participer à un projet défini, rendre visite à des amis ou de la famille, suivre une formation dans les arts par exemple) ne finit souvent qu’en errance …
« pierre qui roule n’amasse pas mousse »

Natacha · 17 mai 2018 à 3 h 47 min

Voyager c’est aussi aller au café du coin ! Se deplacer, decouvrir le monde ou le quartier, rencontrer des gens, echanger… Pas besoin de faire des milliers de km pour ça !

Tiphaine · 17 mai 2018 à 4 h 08 min

Dommage. Car tu rates ta conclusion. Le voyage n est pas TON bonheur. Comme avoir un cdi/famille n est pas le bonheur de quelqu’un d autre. Comme vivre dans une tente n est pas le bonheur de monsieur x. Mais vivre dans un 200m2 au coeur de paris n est pas celui de y.

Ta conclusion devrait simplement être : le.bonheur est propre à chacun. Cherchez à savoir si c est vraiment le vôtre ou si vous cherchez à copier celui de quelqu’un d autres. Car c est une quête compliquée. Et qui en plus évolue sur une vie! Damn it.

    Chris · 17 mai 2018 à 6 h 06 min

    Je n’ai pas dit autre chose 🙂 – j’ai écrit « la vie comme je l’aime », et non pas « la vie comme elle devrait l’être » ou « faites ceci faites cela ». C’est mon article, écrit avec mes tripes en 20 minutes, mon ressenti, sans prétention à donner quelque leçon que ce soit (sauf contre ceux qui, justement, font croire que voyager est le summum du bonheur).

isa · 17 mai 2018 à 5 h 48 min

Je saks que c’est un peu le comble de dire ça pour une blogueuse voyage, mais je crois que je n’aime pas voyager. Dans le sens où prendre l’avion m’emmerde, le stress des départs est dur à gérer, et le pseudo sentiment de liberté qu’on nous vend, je ne le ressens que rarement. J’aime m’implanter à l’étranger, parfois, et avoir un ancrage. J’aime aussi le faire dans ma ville, Lyon. Plusieurs années ici, quelques mois là bas… Et par dessus tout : j’aime rester dans ma zone de confort. Et ton article fait du bien, dans le sens ou pour une fois, il n’y a pas d’exportation a en sortir, au contraire ! 🙂
Belle vie de voyageurs sédentaires à vous !

    Chris · 17 mai 2018 à 6 h 21 min

    Merci ! Et comme je te comprends ! Comme je l’ai écrit sur Twitter à quelqu’un : « Perso, du coup, comme je voyage la moitié de l’année, j’ai trouvé l’équilibre qui me correspondait: trouver une base où m’installer, à partir de laquelle rayonner dans la région. Retrouver un quotidien à un endroit, y poser mon gros backpack, repartir avec le petit sac à dos 🙂 » – tout comme toi donc 😉

Mathilde · 18 mai 2018 à 13 h 14 min

Merci pour cet article ! Ça m’énerve les articles qui donnent des leçons de vie pour t’inciter à tout quitter. Le Voyage ne rend pas heureux. Pour moi c’est une passion, cela me passionne et rester chez moi me saoule vite au bout d’un moment. Mais ce n’est pas le Voyage qui rend heureux mais la satisfaction que je tire à découvrir des nouveaux endroits, apprendre de nouvelles choses, découvrir de nouveaux horizons. Ça peut très bien se faire pres de chez soi. J’ai besoin de retrouver une routine et malgré ma passion du Voyage, je me verrais difficilement enchaîne de longs mois voir des années sur la route. J’aime partir mais j’aime aussi etre chez moi, voir mes amis, discuter avec des collègues… je reve de faire un jour un long voyage mais j’ai peur aussi de me lasser, d’en avoir mare d’être toujours sur la route… du coup je vais sûrement partir pour un Voyage de 2 ou 3 mois avant de voir si l’aventure au long cours est quelque chose qui me plairait !

Mél · 18 mai 2018 à 15 h 56 min

En fait, je trouve ton article rassurant …
J’ai longtemps voulu voyager, partir avec comme bagage un sac à dos, l’aventure …!
Mais je vis la plus belle des aventures : la famille, une petite fille puis une deuxième !!!
Mon bonheur an moi, il est dans le sourire de mes princesses ! Certes voyager apporte un « plus », une expérience … mais ce n’est pas ce qui me fera me lever le matin avec le sourire quand ma fille vient me faire un câlin !
Merci à toi de dire tout haut ce que pense certain tout bas parce que comme tu le dis si bien, on a peur de passer pour un casanier !!!
Bonne continuation à toi ! Et surtout profite de la vie !!!

Guillaume Little Big World · 27 juillet 2018 à 11 h 47 min

Merci ! C’est un article très captivant ! Je l’ai lu d’une trait.
Tu touche à un vrai sujet. J’ai rencontré beaucoup de personnes m’expliquant que le voyage, c’est la vie.
Faux ! Le voyage, c’est le voyage. C’est une chose formidable. Ça nous change pour le mieux. Ça nous permet d’accomplir certaines choses, mais pas de construire une vie ! Il faut savoir garder les pieds sur terre, ne pas négliger sa maison, ses connaissances, sa carrière…
Depuis le jour où j’ai compris cela, j’aime encore plus le voyage !

Fab · 1 août 2018 à 8 h 41 min

Hello Chris, je commente rarement les articles mais j’ai lu ton post d’une traite et je le trouve très pertinent surtout en ce moment ou je me rends compte qu’il y a une sorte de mode autour du « voyage plus pour te sentir heureux ». Comme tu le dis très bien voyager n’est pas toujours ce qu’on attend, on ne va pas vivre forcément une expérience incroyable tous les jours, on ne va pas forcément faire que des rencontres intéressantes et on ne va pas forcément revenir plus sage, heureux, et différent. Voyager est un life style qui ne parle pas à tout le monde. Cela peut convenir plus à certain que d’autre mais il faut arrêter de vendre le voyage comme une thérapie pour les chercheurs de bonheur et d’aventure. Merci pour le partage de tes lectures. Je vais commander « Chez soi ».

Continents Insolites · 28 août 2018 à 5 h 38 min

Si l’envie de te vient de parcourir le monde à nouveau, nous avons des itinéraires tour du monde sur mesure qui pourraient te tenter mêlant culture, découvertes, paysages paradisiaques et rencontre avec les populations locales. N’hésite pas à contacter nos passionnés su tu veux en savoir plus.

B&A · 13 novembre 2018 à 5 h 08 min

Particulièrement chamboulés par la lecture de ton article. Nous partons nous même en septembre de l’année prochaine pour un tour du monde sans date de retour. On n’a pas fixé de date, parce que réellement on ne sait pas combien de temps nous partirons : 1 mois ? 1 an ? toute la vie ?
Et malgré cette incertitude, nous vendons notre bar à vins à Barcelone pour aller s’essayer à cette vie qui nous fait rêver… Pourtant on connaît les galères du voyages et les voyages qui s’arrêtent plus tôt, puisqu’en 2011 nous sommes déjà partis, en van, pendant 1 an… Alors on se connaît, on sait qu’on aime les dimanches à bruncher (aux batignolles aussi d’ailleurs, où j’ai toute ma famille) , et être proche de nos amis et familles, mais on sait aussi que là on a besoin de ça, de repartir… pour mieux revenir, ou pas on verra… C’est sans doute plus simple aujourd’hui pour nous car ce projet se construit à 2, et que nous sommes conscients qu’ailleurs c’est aussi la vraie vie… On verra, je crois qu’il n’y a pas de vérité absolue, et qu’il faut surtout s’écouter. Nous aujourd’hui on part et qui sait, demain on viendra peut être te rejoindre pour prendre un pot au Tempo ou au Bloc… Quoi qu’il arrive, merci pour cet article sincère qui aura provoqué une discussion interessante et des questionnements sympas… Beaux voyages, peu importe comment et ou 😉

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