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« Voilà où je voulais en venir avec cet article : arrêtez, par pitié, de nous vendre le voyage comme étant le summum du bonheur. Arrêtez de nous faire croire qu’il faut toujours être en mouvement ; qu’il faut à tout prix se vendre comme un explorateur aventurier, pour être quelqu’un de vivant, d’intéressant. La vie, la vraie, pour moi, celle qui est faite de rires, de plaisirs simples et durables, se trouve aux Batignolles, dans une maison de Buenos Aires, ou près d’un étang corrézien au bord duquel on plantera le drapeau du Pêchistan. On y vient, on y va, on y revient – le bonheur est multiforme et ne connaît aucune hiérarchie entre une plage paradisiaque du bout du monde et le fond de son canapé »

Attention : cet article contient de nombreuses private-joke que seuls les gens d’origine cambodgienne comprendront.
En Février prochain, je vais avoir 30 ans. 32 pays et 4 départements d’outre-mer visités en dix ans. 51 mois passés à vivre à l’étranger, sur 120 mois au total – soit presque la moitié du temps. Sourire et petit soupir en pensant à tous les bons et mauvais moments passés sur la route et dans les coffee shops du monde entier. Alors, pour fêter ça (un peu à l’avance), je me suis amusé à repenser à l’évolution de ma façon de voyager au fil des années ; et aux différences entre ce que je faisais à 20 ans et que je ne fais plus maintenant.
Mon voyage à Hokkaido était également mon premier séjour au Japon – et je n’aurais jamais pu rêver d’une meilleure introduction qu’en visitant la région la plus sauvage du Japon.
Elle est jolie, Daniela. Et touchante. Les yeux rêveurs et pétillants – amoureuse, heureuse en songeant à demain. Rencontrée dans une maison vert citron – l’une des auberges installées sur les collines de Valparaiso où parfois, des saxophones et des violons s’improvisent une conversation et font neiger leurs notes sur les humeurs des passants.
Aline, c’est une chieuse. Du genre à ne pas vous laisser manger tranquillement votre poulet frit parce qu’elle s’amuse à vous mettre des frites dans l’oreille. Du genre à s’essuyer sur vous après avoir laissé tout le contenu d’une salteña dégouliner sur ses mains. Du genre à vous obliger à faire trois aller-retour de 30 minutes dans le froid et la pluie parce qu’elle est pas fichue d’attendre quelqu’un qui est (un peu) en retard.
C’est un archipel où les fruits, les arbres et les fleurs poussent comme du lichen en forêt. Des bouts de terre ayant été pondus par une succession d’éruptions volcaniques, donnant au sol un relief et une extraordinaire fertilité fécondée par un climat subtropical sans excès ; le printemps toute l’année, 15°C en hiver, 25°C en été, jamais trop chaud, jamais trop froid, qui fait le bonheur des locaux et des touristes.
Cet été, j’étais en Indonésie – pour prendre des vacances, et pour travailler sur l’huile de palme et la déforestation. L’homme qui m’a guidé dans les méandres de ces problématiques était Abong – un homme qui, à lui seul, incarne le grand écart entre les grands discours environnementaux des gouvernements, et la réalité sur le terrain.
Le Canada me manque déjà. A peine rentré à Paris, après avoir vécu au bord d’un lac des Laurentides d’Octobre à Juin, je m’occupe frénétiquement pour ne pas (trop) regretter le goût du bonheur et de la vie simple, au milieu de la nature et de la gentillesse légendaire des Québécois.e vous raconterai donc plus tard ces quelques histoires de vie ; les images saillantes et les rencontres vécues, les cabrioles de mes états d’âme et les réflexions, et les projets de vie qui en sont nés. En attendant, je voulais simplement commencer par un article qui raconte toutes ces petites choses qui ne peuvent être vues et entendues qu’en voyage au Canada – oups, pardon : qu’en voyage au Québec.