Coup de coeur.

Sao Paulo a d’abord été : le hasard d’une rencontre en ligne, celle d’un ancien policier qui m’a fait venir pour me donner des informations ; et la nostalgie d’une vie culturelle animée, à mille lieux de l’ennui de Ciudad del Este. L’envie de retrouver une amie française, l’invitation de hackers brésiliens à venir discutailler de cybercriminalité, la curiosité pour une ville d’où sont venus la quasi-totalité des Brésiliens avec lesquels je me suis lié d’amitié sur la route, ont fait le reste.

Et je suis tombé amoureux de la ville. Enfin … Des Paulistas, surtout – car Sao Paulo est un immense amas urbain étendu sur des centaines de kilomètres, qui vous engloutit, vous mâche et vous avale tout cru sans crier gare, vous étoufferait si vous n’aviez aucune bulle d’amitié où respirer la ville. Malgré de jolis coins sympathiques et la vitalité artistique, on ne peut pas vraiment dire que c’est une « belle ville ».

De superbes rencontres. Des visions. Des gueules, des illuminations, des plaisirs gustatifs extrêmes et de l’excitation intellectuelle. Des serpents. Des junkies. De la drogue, des problèmes sociaux à la pelle et des Brésiliens cultivés par milliers. On les dit snobs ; un peu hautains, comparés à la « joie de vivre » et à la chaleur des habitants de Rio. Je ne sais pas, je n’y suis resté qu’une semaine à Sao Paulo – mais je suis du genre à préférer une conversation passionnante avec un mec un peu snob, plutôt que l’ambiance déchainée des fêtes hallucinées où s’enchainent les amours et les amitiés factices d’un soir.

Les yeux bleus d’une rebelle graffée sur un mur

Vue sur la ville de Sao Paulo – ville tentaculaire qui s’étale à perte de vue …

Un vendeur ambulant comme on en retrouve souvent en Amérique latine, qui proposent des bijoux et de l’artisanat réalisé à partir de matériaux récupérés pour voguer de pays en pays. Cette façon de voyager est d’ailleurs originaire du Brésil.

Des vélos et des Brésiliennes – en plus de l’immigration japonaise, le Brésil héberge également une très forte communauté arabe et surtout, libanaise.

Tags du quartier de Pinheiros

Idem

Vestiges d’un spectacle de rue – comme il y en a souvent, et beaucoup, à Sao Paulo

Une prière de rue. Le phénomène religieux est d’une incroyable prégnance dans la société brésilienne contemporaine, et sa force est telle que les télévangélistes ont un pouvoir comparable à celui d’hommes politiques nationaux. Il n’est pas rare de voir des prêcheurs dans la rue, des évangélistes, ou des prêtres invitant à participer à une prière collective. Ici, muni d’un micro et de hauts-parleurs, de nombreux sans-abri se retrouvent autour de l’homme en blanc pour demander leur rédemption

Un rasta non-identifié

Paysage urbain dessiné par les fils suspendus, comme souvent dans les villes sud-américaines

Une passante dans un centre-ville déserté le dimanche

Un papy punk – Sao Paulo est la capitale culturelle du Brésil et, à ce titre, attire tout un tas de sous-cultures diverses et variées.

Un monsieur qui semblait triste

Une passante du quartier de Pinheiros

Place Liberdade – où, tous les dimanche, se tient un merveilleux marché japonais où les Paolistas viennent manger de délicieuses spécialités : teryakis, sushis, onigiris …

Un Brésilien qui mange un truc japonais dont j’ai oublié le nom

Un Paolista d’origine japonaise – le Brésil est le pays qui compte la plus forte immigration japonaise du monde

Une femme haute en couleur et haute comme trois pommes

Artiste de rue bis

L’un des très nombreux paolistas sans-abri qui hantent les rues, ravagés par la drogue et le crack en particulier

Une artiste de rue

Des musiciens donnant le rythme à une démonstration de capoeira

La cathédrale de Sao Paulo

J’ai oublié le nom des gens qui portent de tels habits … Quelqu’un peut m’éclairer ?

Centre ville de Sao Paulo

Le contraste et les paradoxes saisissants du Brésil contemporain


Chris

Journaliste indépendant

13 commentaires

Piotr · 7 août 2012 à 20 h 08 min

Les photos font vivre l’article.
On en ressent un peu la puissance étouffante de la ville.
Les montagnes de béton m’ont toujours fait peur !

Mélissa · 8 août 2012 à 18 h 44 min

Une nouvelle réussite photographique mais Rio est définitivement plus photogénique… Désolée. ;D Je suis d’accords avec Piotr aussi, on a vraiment l’impression qu’on va étouffer!

_numericnomade · 12 août 2012 à 7 h 49 min

J’aime beaucoup les photos qu’on a pas l’habitude de voir.
C’est vrai qu’il en ressort une impression pesante, c’est ce que tu voulais montrer, non?

Une question, comment tu fais pour les portraits de rue? Est-ce que tu demandes la permission? Moi j’ose pratiquemment jamais car j’ai le sentiment de voler les photos?

Alexandre · 29 août 2012 à 3 h 51 min

Tes photos sont magnifiques, on a l’impression d’y être! Ça doit être facile de se perdre (dans tous les sens du terme) dans une ville aussi vaste.

Pierre · 3 septembre 2012 à 19 h 15 min

J’adore tes photos. Je suis en Uruguay et sur le point d’aller au Brésil… Comme numericnomad je me demande comment tu fais tes photos de rue… un peu à la sauvette avec l’appareil au niveau des hanches ou tu prends le temps de faire tout tes réglages ? L’effet flouté sur les bords des photos, c’est du post traitement ou c’est ton grand angle ?
C’était un plaisir de te suivre dans ton voyage…

Celine@Legoutduvoyage · 25 octobre 2012 à 16 h 13 min

Hello,

Merci pour cette visite de Sao Paulo en images.
Tes photos sont superbes !

La cathédrale a l’air magnifique.

A bientôt. 😉

Thibaut · 20 juillet 2014 à 15 h 53 min

Connaissant un certain nombre de brésiliens (vivant à Lisbonne), dont certains qui viennent de Sao Paulo, il paraît que c’est devenu incroyablement cher et dangereux comme ville.

Pour ceux qui veulent visiter le Brésil, je vous recommande Rio, et pour y vivre je vous recommande Joao Pessoa ou Florianopolis !

Thavi · 7 juillet 2015 à 11 h 44 min

Les photos une artiste de rue et la dernières sont vraiment mes préférés , jolie travail. la dernière est plein de sens avec la fille qui « pose » et le mec au sol dans l’indifférence …

claude boursel · 15 mai 2016 à 4 h 48 min

J’ai travailler au Bresil de 1976 a 1978 et j’y suis revenus en 2007 , j’ai habiter a RIO a l ‘hotel novo mundo travailler a Niteroi , a Vitoria , a Campos a Salvador de Bahia , a Recidfe , a Olinda , a Manaus a Belem , j’ai travailler en mer sur un navire oceanographique Francais en contrat avec la Ste Petrobras mais perfois nous restions a quai a Vitoria ou a belem car j’ai aussi remonter l Amazone , bien sur je suis aller au pain de sucre et au Corcovado , je garde du Bresil un souvenir imperissable des gens et de ce pays fascinant surtout Salvador de Bahia , j’ai eu lachance de survoler sur des centaines de kms les plages du bresi et de voir des cachalots en Volant au raz des flots ., helas le Bresil est le pays de l’eternel avenir !

    Chris · 17 mai 2016 à 7 h 58 min

    Eh beh, quel parcours ! L’éternel avenir du Brésil semble, hélas, une nouvelle fois reporté à très loin …

Sandra · 30 juillet 2016 à 12 h 44 min

Je ne connais pas Sao Paulo, et c’est vrai qu’il y a une grande communauté nippone!
Les photos sont magnifiques, tu sais vraiment capter au bon moment les émotions des paolistas et l’atmosphère de la ville. Bravo!
Après ma ville favorite c’est la cidade Maravilhosa 🙂 dommage qu’il n’y aient pas de photos.

Quentin · 28 juillet 2017 à 6 h 08 min

Magnifiques images !
J’étais à São Paulo en octobre dernier et j’ai adoré la ville.
La ville est très différente de Rio esthétiquement parlant, mais j’ai connu plus de monde à São Paulo et la plupart des amis que j’ai gardés sont « Paulistas ».

Les métropoles et leurs habitants | Blog Histoire - Géographie au collège · 18 février 2018 à 0 h 54 min

[…] Ville tentaculaire qui s’étend à perte de vue ( tiré de Le Blog du Voyage) […]

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