Les 7 points clés du projet Mediareporter

3 mars 2011 10 h 32 min


Mediareporter



Mediareporter, c’est un tour du monde de 7 ans – le voyage d’un jeune Reporter qui ne veut pas passer par une école pour apprendre son métier. Une sorte d’Odysée du XXIe siècle, de quête initiatique lancée pour réinventer le Grand Reportage grâce à Internet, grâce au multimédia et … au jeu.



1) Deux adresses : un site internet et un blog.

Blog- Le Blog du Voyage : un magazine de voyage qui tente de pousser l’internaute à partir à son tour hors des sentiers battus.

Le contenu sera découpé en trois grandes parties :

a) « Votre voyage » : idées de voyage, trucs & astuces pour mieux voyager, bons plans pour voyager moins cher, guides, conseils, découvertes, coups de coeur, bonnes adresses, etc. Pour aider à s’évader.
b) « Leur » voyage : des récits de voyage d’autres voyageurs, des morceaux de carnet de route, des bonnes pages de littérature voyageuse, des photos, des extraits de films, etc. Pour faire rêver.
c) « Mon » voyage : les chroniques de mon voyage de 7 ans. Ce sera le côté « perso », les coulisses des reportages avec les coups de coeurs et les coups de gueule, les moments de déconnade ou de déprime.

N’importe quel internaute aura la possibilité d’écrire un article pour n’importe laquelle des trois parties.

- Le site internet : Mediareporter
C’est ici que seront publiés tous les reportages. Le site incarnera le côté professionnel, journaliste-reporter qui propose une autre approche du journalisme.

2) Des reportages immersifs

immersion

By Madhya

- Chaque mois = un sujet de Grand Reportage au long cours (travail sur la boboïsation des favelas brésiliennes, reportage sur une base scientifique française en Antarctique, enquête sur la « disneylandisation » des cultures amérindiennes, etc). Voir ici l’itinéraire.

Chaque sujet = une série de 12 reportages découpés en 5 chapitres thématiques : recherche du sujet (1 post), recherche des informations (4), vérification des informations (3), enrichissement des données (3), narration (1). Tous publiés sur le même site : www.mediareporter.fr (en construction)



Chaque reportage pourra utiliser l’écrit, la photo, la vidéo, le son et/ou l’infographie ; le choix du média se fera toujours en fonction de sa pertinence narrative et … de mon niveau de maîtrise. Car Mediareporter est aussi une formation de terrain : 7 ans, c’est le laps de temps que je me donne pour maîtriser à la perfection les cinq médias susnommés, et passer mon « doctorat en journalisme ».

Chaque reportage se fera, dans la mesure du possible, en totale immersion. S’immerger tout un mois dans une communauté particulière ; un village, une plateforme pétrolière, une base scientifique, un observatoire, une famille des favelas, une école, une rédaction d’un journal colombien … Afin de partager avec eux leur quotidien dans son intégralité et comprendre au plus près, devenir l’un d’eux pour arriver à écrire des reportages au « je », au « tu », au « il » et aux « elles » en passant par les « nous » et « vous ». Produire des reportages qui soient « totaux », quitte à devenir un employé et travailler au sein de l’entreprise concernée, quitte à être embauché et rémunéré, quitte à se salir les mains comme ceux-ci ou se laver les pieds comme ceux-là sur le dos des plus démunis ; quitte à vivre dans la crasse ou le grand luxe, quitte à partager leurs privilèges ou leurs malédictions ; pourvu qu’il soit possible de retranscrire au mieux des bouts de monde, des bouts de vie, des bouts de réalité et de vérité.

Entre la publication de ces reportages, les internautes seront sollicités de manière quotidienne via un Blog, via Twitter, et via Facebook. Publication d’une photo prise sur le vif, d’une « chose-vue », « chose-lue » ou « chose-entendue », publication d’une question, recherche de contact … L’idée étant de les plonger constamment dans le sujet pendant tout un mois, les téléporter sur le terrain pour qu’ils se sentent concernés, pour qu’ils s’en rappellent des mois et des mois. Pour aller contre le journalisme zapping.

3) Trois principales sources de financement

sand dollar-Des abonnements individuels de 19€ par an seront proposés au internautes, pour avoir accès aux reportages en exclusivité : les reportages seront en accès restreint pendant une semaine et en accès libre ensuite.
Des piges
Le crowdsourcing et/ou la publicité sur le blog (et uniquement sur le blog).


4) Un jeu de rôle / serious game

roleplay Lorsqu’ils s’abonneront, les internautes auront la possibilité de participer à un véritable « jeu de rôle » tout à fait sérieux. Sur le modèle des MMORPG, ils pourront incarner six classes de « joueurs » :
- Barde (commentent les reportages, donnent leur avis, font la promotion du projet online et IRL, community managers …)
- Traducteur
- Technicien (webmaster, webdesigner …)
- Experts (intellectuels, chercheurs, universitaires, scientifiques, humanitaires …)
- Vagabonds (d’autres reporters de terrain)
- Observateurs (qui choisissent de ne pas jouer le jeu et juste de lire les articles).


5) Budget du projet Mediareporter

mer

By Ed Yourdon

Recettes totales accumulées le jour du départ : 23.950€.

Le budget pour voyager / se déplacer / vivre sur le terrain pendant 7 ans : 47 600 €
- Préparation du voyage entre 1er aout 2009 et 13 mai 2011 : 9100€
– Voyage pendant l’année 2011 : 2665€
– Voyage pendant l’année 2012 : 2760€
– Voyage pendant l’année 2013 : 6210€
– Voyage pendant l’année 2014-2019 : 26850€

En gros : voyager avec 10€ par jour.

Budget du projet professionnel : 37.000 €
- Investissement matériel : 5653€
– Création du serious game : 3900€
– Création par une agence d’un site internet pour les reportages : 6850€
– Capital de départ pour création d’une entreprise : 2000€
– Recrutement d’un assistant ou d’un stagiaire pendant 2 ans : 10 000€
– Recrutement d’un deuxième assistant : 10 000€

6) Objectifs d’abonnement

fouleJ’ai suffisamment de fonds pour voyager 2 ans et demi. Alors, quoiqu’il arrive, je partirai le 13 Mai prochain pour Buenos Aires. Quoiqu’il arrive, je partirai et j’écrirai des reportages.

Mais avec 50 abonnements de 19€/an en plus, je pourrai me payer une assurance-vie et une assurance matérielle.
Avec 150, je pourrai voyager à l’arrache pendant 7 ans (en me nourrissant de racines, d’amour et d’eau fraiche).
Avec 250, je n’aurai plus à me soucier de mon toit et de ma nourriture, et je pourrai me consacrer entièrement à mes reportages. Et uniquement à mes reportages.
Avec 500, j’aurai un métier pour les 40 prochaines années. Un nouveau métier créé par la seule force de l’imagination, totalement libre et indépendant.
Avec 800, je pourrai créer mon entreprise et embaucher un premier assistant.
Avec 2000, je pourrai recruter un deuxième Mediareporter.

7) Signification du nom « Mediareporter » et du logo

logomediareporterLe logo représente une arobase (si si, regardez bien).
Au centre, une petite planète bleue avec un seul continent, uni. Vous voyez un bonhomme au milieu ? Bah c’était pas fait exprès, mais c’est encore plus cool.
Autour de la planète, une plume – pour symboliser le journalisme, mais un journalisme qui se transforme en arobase grâce à la planète qu’elle englobe, entoure, parcours ; et dont elle fait le tour.

Le noir de l’encre de Chine pour une certaine forme de poésie, de romantisme. Et pour l’écriture – qui sera au centre de tout le projet.
Un bleu outremer – le bleu du lapis azuli, le bleu le plus solide et longtemps le bleu le plus rare ; pour incarner à la fois le voyage, le ciel et l’océan ; dans un élan serein, calme et voluptueux. Un gage de sérieux conjugué à une promesse d’évasion et de rêve.

Et tout cela relié par un blanc ivoire – parce qu’il y a des silences qui sont bien plus éloquents que les mots les plus justes.

Enfin, le nom « Mediareporter » est un mariage (que l’on jugera plus ou moins heureux) entre les mots « Media », « Multimédia » et « Reporter ».

Mediareporter, pour retrouver cette idée de « media », d’entre-deux entre une histoire et un lecteur, entre un monde et un autre. Etre celui qui connecte et qui donne à penser, qui donne à réfléchir ou agir. Etre un intermédiaire, un passeur d’info, un barde qui peut changer le monde en poussant des dizaines, des centaines, des milliers de personnes à agir en leur donnant les éléments qui pourront leur permettre de construire leurs idéaux et d’aller jusqu’au bout de leur

Mediareporter, pour dire et revendiquer le fait que je ne suis PAS un reporter multimédia, mais un reporter capable d’utiliser TOUS les médias à sa disposition pour raconter des histoires d’une manière totalement nouvelle. Je ne suis pas un journaliste web, mais un reporter qui aimerait publier à la fois sur Internet, dans la presse écrite, à la radio, à la télé ou même dans la rue par des affichages sauvages (exemple : en se servant d’un mur, d’une vitre de RER, d’un abribus ou d’un poteau de lampadaire comme support d’expression pour diffuser un reportage).

10 Commentaires

  • Hello Chris,
    Comment tu vas t’y prendre techniquement pour protéger tes articles pendant une semaine ?
    Ca serait pas mal si tu affichais le nombre d’abonné !
    A+

    • Tu viens de t’abonner ! Bruno vient de s’abonner !!! Alors que le bouton n’est qu’en phase test !!! Mon premier abonné via mon bouton paypal (et le 53e de la liste) !!! Tu ne peux pas imaginer l’émotion que ça m’a fait en voyant le mail de paypal : « vous avez un nouvel abonné ». Hum, bref, je me calme – mais dans tous les cas, un grand merci ! Pour répondre à ta question, je pense que dans un premier temps, j’utiliserai une fonctionnalité de WordPress toute bête : l’accès aux articles par mot de passe (option « protéger par un MDP »). Un mot de passe envoyé par mail ou par newsletter, à la fois pour prévenir les abonnés de la publication d’un nouvel article et leur filer le code d’accès. Au bout d’une semaine, l’article serait mis en accès normal.

      Je ne pense pas que j’afficherai le nombre d’abonné en intégralité, mais plutôt sous la forme d’un décompte : encore 4 abonnés pour me payer mon assurance, encore 45 pour me permettre d’embaucher un assistant … etc. T’en penses quoi ?

      • Je n’y avais pas pensé pour l’option des articles privés, effectivement ça devrait marcher. Ca te fera un peu de travail de gestion, plus ou moins important selon ta vitesse de publication.
        Oui je me suis abonné, je crois en ton projet et c’est une modeste contribution, je ne crois pas que cette année je profiterais beaucoup des avants premières (ça sera selon les possibilités d’accès au net).
        Tu peux mettre un décompte et le total. Le total pourrait t’apporter des inscriptions quand il commencera à être elevé, c’est un indicateur de confiance quand on paye un service. Les visiteurs arrivant « par hasard » ne seraient pas obligatoirement au courant des paliers.

  • Nicolas

    Tu parles d’assurance vie donc différente d’une assurance voyage (maladie, rapatriement ect)? Quel est l’intérêt pour toi de cette assurance vie?

    • Eh bien, l’assurance vie sera contractée via une épargne bancaire qui permettra de donner de l’argent à mes proches si je décèdes pendant mon voyage, tout simplement. Je ne viens pas d’une famille riche (loin, loin de là) et ce système permettrait à ma mère de recevoir une belle enveloppe de plusieurs dizaines de milliers d’euros si je viens à avoir un accident quelque part, ce qui n’est vraiment pas à exclure vu ce que je compte faire. Un moyen d’aider, quoi. Et puis y’a une autre petite raison mais là, c’est un peu trop personnel.

  • Nicolas

    Ok je comprend, c’est une démarche un peu plus personnelle, mais c’est sûr il faut y penser…

  • Je suis épatée! Quel projet!

    Et souvent, on peut voir sur la toile des projets ambitieux, mais vraiment peu crédibles, j’admire ton organisation et … ta folie!

    Je te souhaite beaucoup de belles rencontres, de secousses sismiques en découvrant de nouvelles cultures,… Je te suivrai en tous cas :)

    NowMadNow

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