La Tunisie est en ébullition depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi le 25 juillet 2013. On manifeste, on crie, on réclame la démission du gouvernement transitoire, on pleure la mort des soldats égorgés à l’ouest du pays ; et la peur, et l’anxiété, si elles sont présentes, ne font pas encore le poids face l’envie, face à l’espoir, de voir le pays se remettre sur les rails de la démocratie laïque progressiste.

J’avais atterri la veille de l’assassinat. Et, face au tumulte, les instincts de journaliste en effervescence, les envies, le désir d’informer, de raconter d’autres récits que ceux qui peuvent être écrits dans les journaux traditionnels. Vouloir être plongé dans l’instant tunisien, partager un bout de chemin sur leur histoire, partager, être média, être là.

J’ai pourtant choisi de rester sur les îles Kerkennah, quelque part à l’est du pays, à une heure de ferry de Sfax – la deuxième ville du pays, son poumon économique.

Ici, la vie est tout ce qu’il y a de plus tranquille. Six îles, 160 km2, 14 400 habitants vivant majoritairement de la pêche. Il y a peu de touristes en ce moment en Tunisie – et sur les îles Kerkennah, il y en a toujours eu moins que dans le reste du pays, qu’à Djerba, qu’à Tataouine.

Je raconterai dans le prochain article ce qu’on trouvait, sur les îles Kerkennah – et quelles ont été les raisons pour lesquelles j’y suis resté alors que, sur le continent, battait le pouls des révoltes arabes. En attendant, une série de photos, sans prétention, juste pour le plaisir de partager la dolce vita kerkenienne et vous encourager à y aller, vous aussi, vous délecter de la beauté de l’île et de la richesse de ses habitants.

Un minaret dans le village de Ouled Bou Ali

Un minaret dans le village de Ouled Bou Ali

Le mausolée d'un saint homme, près de Ramla (principale ville de l'île)

Le mausolée d’un saint homme, près de Ramla (principale ville de l’île)

Ramla, "capitale" de l'île

Ramla, « capitale » de l’île

La plage des mille palmiers. Vide.

La plage des mille palmiers. Vide.

Une felouque.

Une felouque.

La pêche est la principale industrie de l'île. Hommes et femmes y sont à égalité. La grande spécialité du coin : le poulpe.

La pêche est la principale industrie de l’île. Hommes et femmes y sont à égalité. La grande spécialité du coin : le poulpe.

Déchets et felouques, les petits voiliers de pêcheurs.

Déchets et felouques, les petits voiliers de pêcheurs.

La collecte des déchets est devenu un énorme problème en Tunisie depuis les révoltes de 2011 (lire article suivant). L'île devient progressivement un dépotoir géant, sans pour autant en devenir laide et invivable... pour le moment.

La collecte des déchets est devenu un énorme problème en Tunisie depuis les révoltes de 2011 (lire article suivant). L’île devient progressivement un dépotoir géant, sans pour autant en devenir laide et invivable… pour le moment.

Le port d'El Attaya.

Le port d’El Attaya.

Plage de Sidi Fredj, la "zone touristique" de l'île ... Où il n'y a rien d'autre que la plage.

Plage de Sidi Fredj, la « zone touristique » de l’île … Où il n’y a rien d’autre que la plage.

Pendant le ramadan, difficile de trouver des commerces et des restaurants ouverts l'après-midi. On se repose, en attendant la rupture du jeune au coucher du soleil (vers 19h30).

Pendant le ramadan, difficile de trouver des commerces et des restaurants ouverts l’après-midi. On se repose, en attendant la rupture du jeune au coucher du soleil (vers 19h30).

Le village d'El Attaya.

Le village d’El Attaya.

Port d'El Attaya.

Port d’El Attaya.

Port d'El Attaya.

Port d’El Attaya.

Une maison flottante appartenant à un riche notable de Sfax. La maison bouge au gré des envies de ses propriétaires, en restant sur l'eau ...

Une maison flottante appartenant à un riche notable de Sfax. La maison bouge au gré des envies de ses propriétaires, en restant sur l’eau …


Chris

Journaliste indépendant

3 commentaires

Mélissa · 1 août 2013 à 17 h 21 min

Merci pour cette chpuette découverte, Chris. Je n’avais jamais entendu parler de ces îles. A te lire, pour en savoir plus.

Marine · 22 décembre 2014 à 1 h 40 min

Ton article et sa série photo sont vraiment bien! Je découvre tout juste ton blog, mais il me tarde déjà d’en lire plus. Bonne continuation et encore bravo!

Blog du Voyage — Cinq bonnes raisons d’aller passer des vacances à Djerba · 27 février 2015 à 14 h 23 min

[…] C’est l’île de Djerba ; 150km de côtes pour 140 000 habitants, 514 km2 où le silence est dorénavant rare. Le deuxième site touristique du pays, un taux moyen d’occupation hôtelière de 68 % en 1999 ; la douceur du climat, la mer et le soleil, qui attirent des cohortes de touristes, font que beaucoup de voyageurs indépendants préfèrent éviter de passer des vacances à Djerba par crainte d’attroupements massifs de chair humaine sur les plages et dans les rues, privilégiant des endroits moins courus comme les îles Kerkennah. […]

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