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C’était une petite maison de Buenos Aires remplie d’amour, de chocolats et de clowns.

C’étaient les odeurs chocolatées, les crêpes et les gâteaux faits maisons pour un anniversaire ou sans raisons, juste pour le plaisir d’offrir et de voir les sourires sur les visages. C’était le visage d’une petite fille de 4 ans qui courrait partout les bras levés, pour te faire un câlin soudain, un mauvais coup chétif, ou une morsure sur le bras.

Suite de la série de photo sur mes neufs petits jours en Patagonie. L’eau et le feu … L’eau des rivières, des glaciers, de la neige et des pluies ; et le feu des volcans, de la chaleur, du soleil et des habitants – un peu rustres, un peu secs, taillés à la dure par un mélange de fierté et d’abrupte sincérité qui les rend détestable aux yeux du touriste, mais tellement attachants aux yeux du voyageur …

Ces deux derniers mois, j’étais comme une marmite prête à exploser – le dernier article le montre bien … En le publiant, j’ai eu la désagréable impression de passer mon temps à douter depuis quelques temps. Il fallait corriger ça, redresser la barre, redresser la tête et le corps, dompter la solitude et la mélancolie avec de la gnac, des certitudes et des envies retrouvées. Refaire les réserves d’énergie. La force de la Patagonie m’a permis de faire ça. Pour mon anniversaire, je me suis offert 9 jours de vacances avec une amie très proche ; et les vents m’ont bercé, m’ont porté, m’ont redonné mes ailes – et les ressources de la terre m’ont rempli d’une énergie nouvelle.

Ça doit donner un bel d’effet lorsqu’elle tourne autour de sa barre de pole-dance – tête à l’envers, jambes tendues vers le ciel, en string et soutif, le corps tripoté par les regards et les néons rouges et violets de la miteuse boîte de Buenos Aires dans laquelle elle travaille. Et, pour la faire entrer dans cet univers sinistre, on l’imagine volontiers délicate manipulatrice; un peu allumeuse, un peu dragueuse, jouant de sa beauté et de sa sensualité pour s’attirer les faveurs des hommes avec son incroyable sourire enfantin bondé de malice.

Carlos, c’est un type chouette. « Le grand amour de ma vie est un ballon rond ! D’ailleurs, je n’ai jamais été marié … Pas le temps d’avoir une femme !  » Il a 50 ans – et 44 années de sa vie uniquement consacrées au football par toutes les vies possibles : joueur, entraîneur, technicien, gestionnaire – et maintenant, directeur de la pension de Chacarita, une équipe professionnelle qui fait souvent des aller-retours entre la première et la seconde division mais reconnue pour son centre de formation, comme Nantes ou Lens en France. Les six équipes amateurs (moins de de 13 à 19 ans) sont parmis les meilleures d’Argentine. Et après lui avoir expliqué grosso modo ce que j’aimerais faire (« Comment on fait pour devenir joueur de foot en Argentine ? Qu’est-ce que ça implique ? Ca ressemble à quoi la vie d’un joueur ? »), il m’invite à rendre visite…