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Livres à lire

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Voici donc mes dix choix de livres à emporter dans son sac, en voyage, cet été 2015. Un subtil équilibre entre des classiques, des nouveautés, des livres qu’on a toujours eu envie de lire et qu’on a jamais pris le temps de lire, et des sagas fantastiques proches du roman pour adolescent aussi efficaces qu’un Harry Potter ou qu’un Millenium. Suffisamment épais pour tenir un voyage, mais pas trop, pour ne pas alourdir le sac.

Difficile de prétendre comprendre ce qu’est cet Etat depuis l’extérieur. On a beau lire, discuter avec des Juifs, écouter les émissions consacrées ou les discours enflammés des pours et des contres – mais ce petit pays, qui se caractérise par la disproportion entre une négligeable importance démographique (0,01 % de la pop. mondiale) et son importance médiatique (visibilité quotidienne) ; ce petit pays, singulier, passionnant, complexe, ne s’apprivoise pas facilement.

Il n’y a ni début, ni fin dans ces livres. C’est plutôt le genre de beau livre comme ceux d’Olivier Föllmi sur l’Himalaya, qu’on ouvre sur un hamac, dans une chaise longue ou allongé sur son canapé, lorsqu’on a dix minutes ou une heure de libre qu’on a envie de vivre en s’envolant loin, loin, loin de l’endroit où on est – et l’on y voyage, et l’on s’y évade, s’y balade en picorant des bouts du monde, de Thaïlande, du Vietnam, de New York, et bientôt, de Birmanie, et de l’Inde.

Long Cours, c’est, d’après leur édito : – « Chaque trimestre, l’esprit de découverte ». – Un « besoin de recul sur notre époque, de prendre le temps d’observer le monde. De retrouver l’esprit positif des découvreurs, l’enthousiasme des grands voyageurs ». – Un besoin de favoriser « la pensée, la poésie et l’imagination » au formaté, au globalisé. Mais, toutes ces phrases ne sont que des mots – Long Cours, c’est avant tout quinze grands reportages qui, dans ce numéro d’été (paru en juin), nous font voyager en Italie, aux Philippines, en Suisse, en Asie centrale, et en Europe centrale, en Colombie, dans les îles du Pacifique … Pour « imaginer le monde de demain », comme le dit le rédacteur en chef Tristan Savin (grand reporter à Géo, auteur de guides de voyage) dans son éditorial. Recueillir des bouts du monde qui, réunis ensemble, pourraient former l’embryon d’une « utopie positive ». Quinze grands reportages Dans le secteur…

Un petit post juste pour signaler la sortie (lue ici) d’un livre qui m’a l’air formidable : Le monde à Paris de Dominique Lesbros (éditions Parigramme). Je dis souvent qu’il n’y a pas besoin de faire 40.000 km pour faire de beaux et longs voyages exotiques ; et ce livre en est la parfaite illustration. Le monde entier est au coin de la rue et à Paris encore plus qu’ailleurs : le Japon, le Cambodge, l’Ethiopie ou l’Argentine ne se trouvent qu’à trois arrêts de métro de votre lieu de travail ou de votre appartement. Il y en a qui adorent sillonner les rues à la découverte de ces petites pépites du monde ; et d’autres, comme Dominique Lesbros, font acte d’altruisme et de curiosité en écrivant un guide répertoriant 500 bonnes adresses à connaître dans la capitale pour voyager pas cher. Au programme : « bruncher cajun, méditer dans un…

Lire ! Mais à quoi bon ? Pourquoi prendre le temps de lire, lorsqu’on voyage déjà ? Lire – à trop s’évader dans un territoire inconnu, on finit par s’y laisser perdre. Comme un sentiment de détresse, le sentiment de perdre ses repères et de perdre pied. C’est ça qui est bon, c’est ça qui permet de s’évader, d’explorer, d’aller coller sa tête contre l’infini. Mais parfois, on ressent aussi le besoin de retrouver pied, même un petit moment. Remettre le pied dans un environnement culturel connu, ça fait du bien – retrouver Paris, les bourgeois et les clochards, retrouver un fromage et un vin qui sentent la plume et l’encre, ça fait du bien. Surtout lorsqu’on vient de passer trois semaines à bouffer du riz blanc. Mais remettre le pied dans un beau livre, c’est aussi remettre les yeux dans les jolis mots des choses. Un exercice indispensable pour…